Quelle drôle semaine… Une semaine d’examens en fait.
Le lundi et le mardi, j’ai rien vécu de particulier si ce n’est que le lundi toute la famille était à la maison et ma mère n’arrivait pas à comprendre pourquoi je ne restais pas avec eux pour manger le gâteau, parler des dernières nouvelles de ma grand-mère, de ma tante qui vit dans le sud, de l’ami qui a raté son avion pour Las Vegas et autre. En gros elle résumait le tout par un “tu travailles trop”. Ce qui en soit est assez paradoxal. C’est toujours la première à me repprocher mon manque de rigueur dans tout ce que je fais, et mon manque d’investissement, pour une fois que je suis investie, elle me le repproche aussi. Mais bon je ne cherche plus à discuter, de toute façon l’une comme l’autre on est têtue et si on commence à débattre ça finit généralement par des hurlements et des larmes, donc j’apprends à me taire et à dire “oui” sans pour autant être d’accord, ou me plier à 100% à sa volonté.
Le Mardi c’est Callie qui m’a dit que je bossais trop. C’est à peine si elle ne m’a pas ordonnée de lacher mes cours. Le problème c’est que j’aime réviser, enfin j’aime réviser le soir quand je suis tranquillement installée dans ma chambre avec le chat à côtè de moi qui lui glandouille parce que c’est son rôle de chat, réclame une caresse de temps et ronronne. L’autre problème aussi c’est que tant que je ne me sens pas rassurée je ne peux pas m’empêcher de relire ou lire tout ce que je peux, et dû coup je n’apprends rien quand on n’y réfléchit bien. Heureusement que j’ai une assez bonne mémoire orale… enfin quand je suis concentrée sur ce que j’entends/écoute. Du coup je pense que l’an prochain je vais me préparer un planning à l’année pour bosser tranquillement, ça m’aidera peut être à ne pas me mettre la pression. Du coup pour penser un peu à autre chose que la musique, j’ai recommencé ma double vie sur internet et me voilà de nouveau membre d’un forum et d’un tchat… et j’ai repris le dessin le soir. Même si être éclairée avec une simple lampe de chevet me fait confondre l’orange et le saumon pour la couleur de peau, j’ai donc quelques fantaisies sur certains dessins.
Le mercredi , évidemment y a fallu passer à la casserole. Sur le coup je dois dire que j’ai eu une très mauvaise impression de mon travail. En plus ma psychose a été alimentée par tous les blablas entre les heures d’épreuve. M’enfin une fois la copie rendue on ne peut plus faire grand chose donc je me suis rendue malade pour rien. Le soir j’avais une répétition à l’école de musique pour le concert baroque du 19 avec la bande de hautbois, ça m’a fait du bien, en plus Madame S. m’a laissée la salle après la répétition, j’ai pu bossé un peu avec une autre bassoniste de l’école, ensuite toute seule, et je suis rentrée à la maison, et j’ai encore révisé pour l’oral du lendemain.
Le problème des oraux, c’est que justement ce ne sont pas des écrits. L’avantage de l’écrit c’est que le prof n’est pas devant vous en train de regarder ce que vous écrivez et de changer de tête, de regard ou rester stoïque en fonction de ce que vous écrivez. Le plus frustrant en plus c’est que je suis tombée sur un des extraits musicaux que je connaissais le mieux ce qui ne m’a pas empéchée de tout mélanger. Du coup j’ai vraiment été déçue de moi, j’ai prévenu ma pauv’e callie que j’irai sans doute pas à la JE parce que j’irai en rattrapge (aaah ma pauv’e callie, je suis sûre que si tu avais pu tu m’aurais étripé). Bref, c’était la fin du monde. Ensuite je suis rentrée, je me suis défoulée sur WOW (ça a du bon de pouvoir taper sur les Mobs…) et vers 17h 15, je suis partie à mon oral de solfège. Là je n’ai pas compris pourquoi mais j’étais étrangement zen. Ce qui est très rare, je dirais pas que j’étais absolument calme non plus, mais au moins je savais tenir sur mes jambes, je n’ai pas bégayé (c’est déjà une prouesse). Ca ne m’a pas empéché de partir trop vite dans ma lecture de note, et de lire toute ma clé d’ut 4 en clé d’ut 3, ce qui n’a absolument aucun sens vu que je connais mieux ma clé d’ut 4 que ma clé d’ut 3. Mais bon, c’était différent de d’habitude. Après c’était un jeudi routinier, j’ai eu mon cours de basson où j’ai enfin fini de monter ma sonate de Besozzi donc j’étais plutôt contente, en plus c’est assez sympathique à jouer, bon ce qui est dommage c’est que je n’ai encore jamais pu la faire avec accompagnement et que je ne l’ai pas en plus ce fameux accompagnement. Ensuite j’ai envoyé un sms à Miss A pour savoir comment ça s’était passée pour elle, et apparemment elle n’a pas fait mieux que moi et a tenté de me remonter le moral. Mais je dois avouer qu’avec les heures qui étaient passé entre les deux, j’avais légérement dédramatisé la situation mais je ne peux pas dire que j’étais confiante. Enfin bref, ensuite j’ai été jouée avec les flûtes toujours pour le concert du 19, je déchiffrais la partition, c’était assez simple. Je trouve que ce qu’on joue fait un peu cacophonie parfois mais dans l’ensemble ça marche plutôt bien et puis ce qu’il y a de bien c’est que je n’ai pas que des rondes à tenir ad vitam eternam, et ça, ça fait vraiment plaisir.
Et le vendredi, j’ai vécu une journée assez incroyable à mon sens. Avoir l’occasion de discuter autant pendant 2h de tout ce qui me tracasse, d’avoir quelqu’un qui m’écoute et comprends ce que je veux dire, ça fait vraiment du bien, ça soulage d’un poids. En fait je n’arrive pas vraiment à y croire et même maintenant j’en suis toute émue. En temps normal je pense que je n’en aurai pas vraiment parlé ici mais là, c’est tellement… en fait ça me paraît presque irréel. Mamzelle C et moi avions eu une discussion il y a quelques temps, sans doute un soir très tard dans la nuit pendant un devoir de philo, une khôlle ou que sais-je encore, sur les “retours” : en gros quand tu vis quelque chose de très mauvais y a toujours un moment où on aura quelque chose de très positif, et vice versa, comme s’il fallait toujours un équilibre entre les deux. Je pense que c’est un peu ce que j’ai vécu à ce moment là, une espèce de retour. Je me suis sentie vraiment plus légére. En us de ça le soir, je suis retournée à l’école de Musique, ma “collègue” bassoniste de l’orchestre Mamzelle N avait son examen de fin de 3éme cycle, et dans le jury il y avait mon prof de basson de Calais qui m’a connu à l’âge de 8 ans, et que je n’avais pas revu depuis que j’avais déménagé à Marcq-en-Baroeul (donc pratiquement 3 ans). Ca m’a fait plaisir de le voir et aussi d’entendre mon actuel prof de basson (qui était son professeur) lui dire qu’il était fier de mon travail. Ensuite ils m’ont tous les deux taquinée sur mon manque de confiance en moi et ma façon de toujours imaginer le pire. Mamzelle N a en plus eu la gentillesse de me raccompagner chez moi, je suis contente l’an prochain elle arrête les cours de basson mais reste à l’orchestre.
Et puis après il y a eu samedi, je voulais consacrer mon samedi à vivre comme mon chat, c’est-à-dire sieste, repas, ronron, et calin mais j’avais promis à ma filleule de venir la voir à sa compétition de gymnastique. En général je n’aime pas trop la gym, je trouve que c’est l’un des sports qui véhiculent le plus de clichés. J’en ai moi-même énormément à son encontre, mais elle n’a que 5/6 ans et je ne pense qu’elle rentre dedans. J’ai donc été chez mon oncle et ma tante, comme d’habitude on a discuté musique avec mon oncle, il avait été à une soirée avec pas mal de groupes lillois et il était super content de sa soirée. Du coup on a discuté sur l’improvisation en musique etc etc… J’ai aussi appris à ma filleule à faire des scoubidous, ça m’a rappelé ma propre primaire. La compétition a duré un petit moment, je suis rentrée assez tard chez moi mais la journée avait été assez agréable en fait. Loulou était contente donc c’était le plus important.
Et aujourd’hui j’ai enfin eu ma journée “glandouille”. J’ai regardé l’émission d’Ardisson sur canal+, Max Gallo était invité pour son nouveau livre sur la révolution française, j’ai bien envie de le lire mais je dois déjà finir la vie de César que j’ai un peu délaissé vu que je l’avais oublié dans ma valise après mes dernières vacances, et j’attends encore la sortie de la vie de voltaire en version poche (parce que l’air de rien ça coute les livres, les CDs, les DvDs.) Et puis j’ai regardé Groland, en général le dimanche c’est les seuls moments où je partage quelques choses avec ma famille. Ensuite on a été voté avec mes parents. J’ai rempli pour la première fois mon devoir et mon droit civique. On m’a proposée de dépouiller le soir mais je n’avais pas vraiment envie donc j’ai décliné l’offre, ce qui aux yeux de ma mère est intolérable. Ensuite j’ai passé le reste de mon après-midi à aller lire les blogs que j’avais délaissé, à zieuter facebook, à écouter les concertos pour basson de Rossini, Mozart et Weber (mon préféré reste celui de rossini, ensuite Weber, et Mozart en dernier). Et là je viens de commencer le livre que ma prof de solfège m’a offert : un livre sur Offenbach. Je ne sais pas encore ce que ça va donner mais déjà visuellement il est joli, et il donne envie de le feuilleuter. J’ai aussi profité de ma journée pour aller récupérer un live de coldplay sur internet qu’ils ont gentiment offert, et comme j’aime assez coldplay, j’étais contente de ma trouvaille.
Et sinon, on m’a dit que cette chanson m’allait bien :
Olivia Ruiz - Elle panique